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Eurovoir

Qu'est-ce que cette page ?

Laissons l'anthropologue et historien français Emmanuel Todd nous introduire à un mensonge, à une fausse conscience : l'Union européenne et ses instances dérivées. Complétons avec le propos de Marie-France Garaud, femme politique gaulliste et souverainiste.

Nous ne battons plus monnaie. Nos lois sont pour la plupart des transpositions de règlements et directives européennes, émanant d'une instance non élue, la Commission européenne, qui seule détient l'initiative législative de proposer les lois. L'État de droit et le gouvernement des juges ont ôté la compétence de rendre la justice ; et enfin, une structure comme l'OTAN sape nos capacités militaires et notre indépendance stratégique.

Qui ? Pourquoi ?

Ce paragraphe fait office d'introduction à mon propos. Je suis un citoyen remonté et profondément en colère, un gilet jaune sans doute un peu esseulé.La vocation de cette page est d'exposer, de la manière la plus simple, les raisons objectives qui portent à considérer l'UE comme l'instance qui sacrifie les peuples sur l'autel de l'ordre marchand par le démantèlement progressif de leur souveraineté.En plus de poser le constat, je me permettrai d'y faire figurer les solutions politiques possibles (plateformes politiques, structures partisanes) et sans doute aussi une critique vis-à-vis des mouvements souverainistes en France, qui ne sont absolument pas à la hauteur de l'enjeu.

En outre, ce site permet aussi de référencer des documents (vidéos, rapports, autres sites internet) utiles pour comprendre — et faire comprendre surtout — les points précédents. Il a vocation à être partagé et à servir de support pour convaincre vos proches, qui croient peut-être encore que la « gôche » ou la « drouate » mènent des politiques intrinsèquement différentes, quand bien même vous verrez plus bas que la gauche de l'individu (anticommuniste) — issue de la social-démocratie la plus molle et abreuvée de christianisme mourant — et la droite du fric (antigaulliste) — issue de la démocratie chrétienne — ont agi de concert, concurremment, dans cette entreprise de destruction du commun des hommes au nom des intérêts de l'Empire américain et, par lui, du Spectacle, régime politique du capitalisme avancé.

Pour l'heure, tout ce qui y est dit n'est le fait que du même rédacteur. Tout est critiquable, mais ne rejetez rien en bloc.

« Je suis perdu par la politique, tout cela me dépasse… »

Des mots compliqués…

… et c'est bien normal ! Désolé de vous avoir peut-être terrorisé avec ce qui a été dit précédemment, et ces « grands mots » : destruction des peuples, péril démocratique, ordre marchand, souveraineté, social-démocratie, anticommunisme, démocratie chrétienne, antigaullisme, Empire américain, Spectacle, capitalisme. Ne vous affolez pas, restez concentrés et ne quittez pas cette page. Vous trouverez ici un glossaire simple, définissant des concepts généraux et des termes politiques qui peuvent sembler compliqués au premier abord, mais qui sont requis pour construire efficacement sa propre pensée — devoir citoyen de chacun — et qui, pris la tête posée et calmement, sont accessibles à tous.

… pour décrire les maux actuels !

Le point fondamental de cette page est qu'elle est apartisane ! Cela ne veut pas dire qu'elle ne fait pas de politique — elle est éminemment politique, elle vit la politique et la fait vivre alors qu'on veut la taire et la remplacer par le divertissement généralisé. La critique de la construction de l'Union européenne est profondément apartisane : de tous partis, de droite, de gauche, en dehors, des gens honnêtes essaient de mettre leur nez dans des mécanismes volontairement obscurs pour endormir les peuples. Ainsi trouve-t-on des critiques plutôt socialisantes, d'autres plus libérales, et d'autres qui décident simplement de ne pas se positionner sur ce clivage.

Quelques définitions !

Tout d'abord, que veut dire Eurovoir ?C'est pour éviter l'anglicisme Frexit, qui désigne le mouvement ou le processus cherchant à ce que la France quitte l'Union européenne. Il faut saisir tous les sens dansEurovoir : « UE (en anglais European Union, soit EU) au revoir ! », « Euro, au revoir ! »

Ce qu'est la politique ?Aujourd'hui, une farce. Hier, le chemin de l'émancipation. Que veut dire ce mot ? Aujourd'hui, on le méprise, et à raison ! La politique contemporaine est un spectacle : on allume la télé, on voit un ring ; on écoute un discours, on est inondé depunchlines, de chiffres savants, de bla-bla technocratique incompréhensible et fabriqué pour être comme tel — en définitive, la politique moderne est un spectacle, on la contemple de loin ; mieux, on la consomme ! Mais qu'était-elle réellement ?Polis désigne la cité en grec ancien — la Grèce antique est le lieu où naquit le principe démocratique —, et la cité est la communauté des hommes. La politique était donc à l'origine ce qui avait trait à la vie commune des hommes. C'est en cela que je dis qu'elle était le chemin de l'émancipation, car c'est dans la communauté des hommes que naît notre liberté personnelle. Aujourd'hui, la liberté personnelle est redéfinie en désir insatiable de consommation, et la communauté est balayée car oppressive pour ladite « liberté individuelle ».Une de nos tâches est de nous battre pour ramener la politique, et certainement pas d'être apolitiques — quoique cela puisse paraître sensé à une époque où la politique est dénaturée : mais il faut combattre, lutter pour la réappropriation des mots et ne pas les abandonner au verbe des tyrans qui cherchent à nous entourlouper !

Vous avez dit « apartisan » ?Toujours dans l'optique de retrouver le sens réel des mots, apartisan veut dire « sans parti ». Le parti politique moderne, comme groupement structuré pouvant établir un rapport de force, est né de l'appel de Karl Marx dans son Manifeste du Parti communiste(1848) ; mais existait déjà auparavant comme « club » (exemple : le Club des Jacobins à la Révolution française de 1789, où se trouvaient Robespierre, Danton, etc.). Si la structure même du parti peut s'avérer un outil puissant pour la conquête du pouvoir — exemple du Parti bolchévique, qui réussit par sa force de structure et d'organisation à accéder au pouvoir en Russie —,le parti peut très vite effacer les principes pour lesquels il s'était constitué et désirait se battre, au profit d'intérêts particuliers et individuels, et de ce fait se laisser ronger par l'affairisme, l'arrivisme, l'opportunisme — en bref, les magouilles.

« Tout le monde parle de l'Europe, mais c'est sur la manière de faire cette Europe que l'on ne s'entend plus, c'est sur les principes essentiels que l'on s'oppose ! (…) Un projet est prêt, je peux déjà vous en dénoncer le principe : la constitution de trusts horizontaux et verticaux et de groupes de pression qui maintiendront sous leur contrôle, non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-mêmes ; on ne vous demandera plus, messieurs, de soutenir un ministère, mais d'appuyer un gigantesque conseil d'administration ! Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forge et des compagnies pétrolières ; cette Europe qui a l'étrange particularité de vouloir se situer au-delà des mers, c'est-à-dire partout sauf en Europe ! »

« Les partis ne sont plus que des syndicats d'intérêt ! »

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